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Evolution des cicatrices : comment ça se passe ?

Evolution des cicatrices : comment ça se passe ?

L’évolution des cicatrices est en général une question que l’on omet de poser au chirurgien qui a réalisé une intervention chirurgicale ou une suture. C’est pourtant l’une des premières interrogations dès le retour au domicile, après un séjour en clinique ou à l’hôpital. L’ablation des fils est en général pratiqué au septième jour. En effet, passé ce délai, la reconstitution de l’épiderme entourant les fils laisse une empreinte disgracieuse qui réalise la cicatrice en échelle .

Aujourd’hui la plupart des chirurgiens emploient un fil à résorption rapide. Dans les endroits où la peau est fine, paupières, creux inguinal ou aisselles, cette ablation précoce ne pose pas de problème. Pour les peaux plus épaisses ou certaines cicatrices suturées en tension, cela peut poser problème et le chirurgien a l’habitude de renforcer la solidité de la suture par des points profonds. Dans des cas exceptionnels, c’est lui qui juge l’intérêt de l’ablation plus tardive des fils (intervention importante sur les seins par exemple).

Du septième jour à la septième semaine.

C’est dès la sortie de la clinique qu’apparaissent des signes au niveau de la cicatrice. Elle devient bien plus rouge, plus saillante et démange. C’est une phase obligatoire et qui est d’intensité variable selon la région du corps. Moins marquée sur le visage, elle peut être plus importante au niveau d’une épaule notamment. Elle prend fin vers le deuxième mois.
Après la septième semaine, l’évolution normale d’une cicatrice continue jusqu’à un an de distance. C’est en tout cas un délai qu’il faut absolument respecter avant toute tentative de modification chirurgicale d’une cicatrice jugée inesthétique.

Evolution des cicatrices : les cicatrices anormales.

Les cicatrices hypertrophiques: la cicatrice continue de s’élargir, de s’épaissir, devient très rouge et démange énormément. Cette phase peut atteindre son maximum au sixième mois. La cicatrice prolonge son évolution jusqu’au dix huitième mois, devenant enfin blanche, mais élargie. Si tel est le cas d’évolution après une cicatrice, le chirurgien peut prescrire des bas à varices, des manchons de contention après l’acte chirurgical, voire des massages qui accélèrent l’évolution et permettent un aspect final plus satisfaisant.

L’utilisation de crèmes à base de corticoïdes est plutôt à éviter. Elle est fréquemment prescrite. Certes elle favorise l’évolution mais elle favorise également l’élargissement de la cicatrice définitive.

Les autres cicatrices anormales: Dans certains cas ( chéloïde ), l’inflammation de la cicatrice se poursuit bien au delà du sixième mois s’étalant sur plusieurs années avant de se stabiliser. Elle se reconnaît facilement réalisant une tumeur en bourrelet le long de la cicatrice indurée, dont la peau est mince, brune et très luisante. Elle grossit tant qu’elle est active accompagnée de douleurs modérées, de démangeaisons. Elles sont favorisées sur certaines catégories de peaux et en particulier les peaux noires ou au contraire très claire et au niveau de l’oreille, de la région en avant du sternum, et de l’épaule. Elle nécessite une consultation spécialisée, auprès d’un chirurgien plasticien ou d’un dermatologue qui jugeront au mieux, de l’attitude à adopter, soit infiltration de corticoïdes, soit reprise par ablation chirurgicale correctrice, qui doit être confiée à des mains spécialisées.

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