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Comprendre la maladie de Ménière

Comprendre la maladie de Ménière

Son nom est souvent prononcé, mais c’est une affection rare parmi les causes de vertiges de l’adulte.
La maladie de Ménière est caractérisée par l’association paroxystique :

  • de vertiges
  • de surdité par atteinte de l’oreille interne
  • d’acouphènes

Les causes

Le point de départ en est un coup d’augmentation de pression des liquides qui baignent les cellules de l’oreille interne.
Dans la crise typique les trois symptômes (déséquilibre, surdité, acouphènes) surviennent et disparaissent ensemble.
Un groupement identique peut également se retrouver (mais sans le problème pressionnel qui est quasi- spécifique de la maladie de Ménière) dans d’autres affections telles que :

  • des traumatismes de l’oreille
  • l’otospongiose (maladie génétique de la région d’insertion d’un des osselets, l’étrier, et de l’oreille interne)
  • des maladies auto-immunes : affections constituées par une perversion du système immunitaire de l’organisme qui se met à élaborer des anticorps contre sa propre substance.

Rencontrée à tout âge (mais surtout entre 25 et 45 ans) , elle surviendrait plutôt sur terrain migraineux , et tend parfois à atteindre successivement les deux oreilles.
La recherche de la cause de cette hyperpression des liquides du labyrinthe a donné lieu à une série d’hypothèses (allergique , immunitaire, hormonale, génétique , vasculaire, psychosomatique) en raison des anomalies souvent rencontrées chez les patients en cause.
Le mécanisme de la maladie : cette augmentation de pression produit une rupture des micro- membranes qui cloisonnent l’oreille interne en différents secteurs dont la composition chimique est sensiblement différente.

Les symptômes

Au début , il est possible que seul un des 3 symptômes soit présent, avec apparition ultérieure des autres, mais dans la majorité des cas tous sont présents dès l’apparition de la maladie.
Le vertige : Parfois précédé d’une impression d’oreille bouchée, il comporte un malaise rotatoire durant parfois plusieurs heures, associé à nausées, vomissements, sueurs. Il n’y a jamais de perte de connaissance.
Au fil des années, l’intensité des crises vertigineuses tend à régresser.
Les acouphenes : le plus souvent de timbre grave
La surdite : fluctuante, elle tend à s’accentuer progressivement avec le temps au fur et à mesure que les crises se reproduisent.
Une Suveillance ORL régulière permet , après le bilan initial de l’affection , de juger de son évolution.
En fonction de la présentation de la maladie et du terrain particulier de chaque patient, différents Examens complémentaires peuvent être effectués pour caractériser la maladie .
– l’audiogramme est indispensable
– les potentiels évoqués auditifs
– la recherche des oto- émissions acoustiques
– des tests dits osmotiques modifiant momentanément les pressions de l’oreille interne
– la stimulation de l’appareil de l’équilibre par électro- ou video-nystagmographie.
– parfois des examens neuro radiologiques , comme la tomodensitométrie (scanner) ou l’IRM (imagerie par résonance magnétique ) non pas pour confirmer la maladie mais pour éliminer d’autres affections de voisinage.

Le traitement

Il est surtout médical :

  • Pendant la crise : repos au calme, médicaments antivertigineux comme le Tanganil , sédatifs, parfois perfusions de produits osmotiques si le contexte le permet.
  • Le traitement de fond : éviter le sel, les régimes trop riches ; parfois recours à certains médicaments diurétiques. On utilise souvent les médicaments vasodilatateurs comme la betahistine (Serc-Extovyl-Lectil) ou les antivertigineux spécifiques (Agyrax et autres).

Les formes les plus sévères de la maladie ont fait proposer parfois des médicaments spécifiquement toxiques sur les cellules de l’oreille interne liées à l’équilibre.
Les moyens chirurgicaux peuvent être discutés dans des cas rebelles , invalidants : certains utilisent l’effet des aérateurs transtympaniques, il s’agit enfin parfois d’intervention décompressives de l’oreille interne comme celle qui porte sur le sac endolymphatique, ou des interventions de section des fibres du nerf de l’équilibre.

La maladie est souvent invalidante sur le plan socio-professionnel.

Une surveillance ORL régulière est nécessaire et le patient doit essayer de tenir à jour un calendrier des poussées de vertiges : l’efficacité du traitement se confirme par l’espacement et l’atténuation des crises . Les progrès se font par tâtonnements successifs à la découverte des facteurs déclenchants éventuels et des médicaments les plus adaptés au patient.
Une communication confiante entre patient et ORL doit s’instaurer pour gérer au mieux cette maladie au fil des années.

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