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Hermaphrodisme ou intersexualité ?

Hermaphrodisme ou intersexualité ?

La première chose dont s’enquièrent les parents à la naissance du bébé c’est son sexe : fille ou garçon. Dans certains cas, cependant, il est pratiquement impossible d’établir avec certitude si bébé est une fille ou un garçon. Il est alors parlé d’hermaphrodisme ou d’intersexualité. Qu’est-ce que c’est ?

Qu’entend-on par hermaphrodisme ?

L’hermaphrodisme définit l’état d’un individu inclassifiable du point de vue du sexe. Il n’est ni fille ni garçon à part entière. A la naissance, il présente en même temps et les attributs de l’homme et de la femme. Pour rappel, l’appareil génital de l’homme se compose du pénis, de la prostate et des testicules. Quant à celui de la femme, il est constitué de la vulve, du clitoris, du vagin, de l’utérus et des ovaires. Pourquoi cette anomalie ? Dans les premières semaines du développement embryonnaire, l’embryon présente en même temps un tissu ovarien et un tissu testiculaire. Ensuite c’est le type du chromosome sexuel qui va déterminer le sens du développement de ces tissus souches. S’il est du type masculin, le tissu testiculaire va se développer pour former l’appareil génital masculin. Quant au tissu ovarien, il va involuer pour finalement disparaitre. Dans le cas de chromosome de type féminin, c’est la marche inverse. Développement du tissu ovarien et régression du tissu testiculaire. Pour des raisons non encore élucidées, cela ne se passe pas de cette manière. Il y a persistance des deux tissus et formation des deux appareils génitaux chez le même individu.

Pourquoi parler d’intersexualité ?

Pour raison d’exigences administratives qui dictent d’enregistrer un bébé qui vient de naitre comme fille ou garçon, les parents et les médecins se doivent de se décider sur le sexe à lui attribuer. Cette décision peut être suivie de mesures correctives pour enlever les organes non en rapport au sexe retenu. Cependant des erreurs peuvent être commises et ce n’est pas le bon qui a été enlevé. En effet d’autres facteurs entrent aussi en jeu dans la détermination du sexe d’un individu. Un enfant opéré pour devenir un garçon se révèle, à la puberté, comme du genre féminin. L’inverse est tout aussi possible. Il est facile d’imaginer les problèmes psychologiques que cela va engendrer dans sa vie. C’est pour cela que des associations luttent pour la reconnaissance d‘une autre catégorisation que celle homme/femme. Surtout si l’anomalie rend vraiment difficile la classification. Les deux appareils sont présents mais très peu développés. D’ailleurs c’est le terme intersexualité qui est préféré plutôt qu’hermaphrodisme dans ce cas. Ces associations revendiquent que c’est à l’enfant devenu adulte que revient le droit de choisir de quel sexe il désire être enregistré et de la mesure corrective qui y correspond. Ce devrait être son droit également que de ne rien faire du tout et de se contenter de sa morphologie : ni homme ni femme. Sans compter qu’un dysfonctionnement hormonal peut encore venir jouer les troubles fêtes pour ajouter encore plus à la confusion. Un garçon peut voir le développement de caractères sexuels secondaires d’une fille : absence de pilosité et développement mammaire. Tandis qu’une fille va voir se développer les caractères secondaires du garçon : hyperpilosité, fort développement musculaire. Le débat est ouvert.

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